PHILIPPE MALARME
Ingénieur chimiste de formation, j'ai rapidement abandonné la chimie, trop explosive à mon goût, pour l'informatique, qui me semblait plus inoffensive et surtout plus prédictible. Grave erreur, puisque tout système complexe, produit cartésien de millions d'instructions élémentaires, finit par mener une vie propre, riche et imprévisible. Depuis, avec mes collègues d'IT, je mène ce combat inégal, chaque jour recommencé, contre la complexité croissante de nos systèmes informatiques. Heureusement, des techniques existent pour maîtriser cette complexité: méthode, structure, encapsulation, inspiration et transpiration. Et chaque année, de jeunes informaticiens nous rejoignent dans cette quête, pour construire les systèmes de demain, toujours plus puissants et plus fiables.

Pour les impatients et les curieux, sachez que l'intégralité de mon blog est déjà publiée, cachée dans l'infinie série des décimales de pi.

Livre de chevet : "Gödel, Escher, Bach: An Eternal Golden Braid " de Douglas Hofstadter.
Film favori : "Pi" de Darren Aronofsky.
Disque favori : "The Sophtware Slump" de Grandaddy.

Les bienfaits du réchauffement climatique
​En cette période de vacances, nul ne se plaindra du réchauffement du climat, sauf peut-être les quelques malheureux qui assurent la permanence d’été au bureau, alors que leurs collègues se dorent la pilule au soleil.
 
Mais pour les assureurs, qui aiment les risques prédictibles qui peuvent se déduire d’une extrapolation statistique des évènements du passé, ce réchauffement n’est pas une bonne affaire. Comment évaluer le risque de tempête alors que leur fréquence augmente d’année en année ?  Comment estimer le capital nécessaire pour couvrir les risques climatiques si ceux-ci ont tendance à faire boule de neige (ce qui en période de réchauffement est plutôt paradoxal) ? 
 
Les règles de contrôle imposées aux compagnies d’assurance nous obligent à disposer d’un capital suffisant que pour résister à des évènements qui surviennent une fois tous les deux siècles. Il y a deux cents ans avait lieu la retraite de Russie. Napoléon n’aurait-il pas été bien heureux d’y subir un petit réchauffement climatique ?  Alors, positif ou négatif ?  Et dans un futur plus lointain, qu’est-ce qui attend nos descendants ? 
 
D’ici quelques dizaines de milliers d’années, mécanique céleste oblige, nous devrions entrer dans une période glaciaire. Mais, suite au réchauffement induit par l’activité humaine, il se pourrait bien que nous y échappions, si nous ne sommes pas morts de soif entretemps… Sur ce, je crois que je vais m’offrir une petite bière bien glacée, car toutes ces réflexions m’ont donné chaud.
CURIEUX DE CONNAÎTRE LES COLLÈGUES DE PHILIPPE