PHILIPPE MALARME
Ingénieur chimiste de formation, j'ai rapidement abandonné la chimie, trop explosive à mon goût, pour l'informatique, qui me semblait plus inoffensive et surtout plus prédictible. Grave erreur, puisque tout système complexe, produit cartésien de millions d'instructions élémentaires, finit par mener une vie propre, riche et imprévisible. Depuis, avec mes collègues d'IT, je mène ce combat inégal, chaque jour recommencé, contre la complexité croissante de nos systèmes informatiques. Heureusement, des techniques existent pour maîtriser cette complexité: méthode, structure, encapsulation, inspiration et transpiration. Et chaque année, de jeunes informaticiens nous rejoignent dans cette quête, pour construire les systèmes de demain, toujours plus puissants et plus fiables.

Pour les impatients et les curieux, sachez que l'intégralité de mon blog est déjà publiée, cachée dans l'infinie série des décimales de pi.

Livre de chevet : "Gödel, Escher, Bach: An Eternal Golden Braid " de Douglas Hofstadter.
Film favori : "Pi" de Darren Aronofsky.
Disque favori : "The Sophtware Slump" de Grandaddy.

Du Heavy Metal chez AG Insurance ?
Voilà seize ans que je hante les couloirs d’AG Insurance, et certains recoins me sont toujours inconnus. Pas seulement des lieux physiques, comme les mystérieuses archives du « moins quatre », situées sous les parkings, qui renferment nos dossiers les plus secrets, à faire pâlir de jalousie le bibliothécaire du Vatican. Non, il existe aussi, au sein de la compagnie, des confréries plus ou moins discrètes, dédiées au football, au tennis, au beach-volley, à la moto, voire à la samba ou à la zumba.
 
La plus confidentielle de ces confréries est l’AG Insurance Metal Mulisha, qui regroupe le noyau dur des amateurs de metal, une "musique" qui est au hard-rock ce que la bombe H est à un pétard mouillé. J'ai appris son existence il y a quelques mois à peine. Et je me suis immédiatement porté candidat à les rejoindre, moi qui ai découvert le rock avec « Black Night ».
 
En semaine, ces amateurs de metal sont des gens comme vous et moi (enfin, presque), mais le week-end, ils déchaussent leurs lunettes, ils dénouent leur cravate, ils passent un tee-shirt noir décoré d’un logo sanguinolent, ils enfilent une perruque aux longs cheveux aile de corbeau et les voilà parti hanter les festivals de metal, où ils feront flotter leur tignasse jusqu’au lundi matin sur d’assommants et répétitifs rythmes binaires ponctués de cris démoniaques sortis du fond des âges.
 
En publiant « Tout ce qui brille n'est pas metal », chronique hebdomadaire consacrée  à l’édification musicale des jeunes de 6 à 666 ans, j’ai essayé de ramener ces noirs moutons dans le droit chemin de la gamme chromatique. Rien n’y fait, ils restent fidèles à leurs superstitions monochromes, où seul le noir mérite le nom de couleur.
 
Sous leur masque sombre bat un vrai coeur de rockeur. Lors de la dernière collecte de sang de la Croix Rouge, les Metal Mulisha ont organisé l'opération "We Want Blood" et donné des litres de sang pour la bonne cause. Alors, la prochaine fois que vous écouterez un morceau de Metal, essayez de percevoir le coeur qui bat derrière le déluge de basses et de percussions.
 
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CURIEUX DE CONNAÎTRE LES COLLÈGUES DE PHILIPPE