DAMIEN DU BOIS
Le 03 septembre 2007 est, peut-être, une date comme une autre pour la plupart d’entre vous. Pas pour moi. Car c’est précisément ce jour-là que j’ai rejoint les rangs d’AG Insurance. Qui à l’époque s’appelait d’ailleurs Fortis Insurance Belgium. Si le nom de la compagnie a changé depuis, je suis toujours fidèle à mon département d’origine : la communication commerciale au sein du canal du courtage. Un département au sein duquel j’exerce la fonction de Web copywriter. Cela ne vous dit rien ? Vraiment ? Voilà une première bonne raison de lire mes prochains articles.

Pour clôturer ce petit mot d’introduction, je peux également vous dire que je suis passionné de football et de sport en général, grand consommateur de magazines d’info, mais aussi que j’habite Ellezelles (Google Maps pourrait être votre ami), que je suis l’heureux papa d’un petit Sacha et que, oui, la vita è bella !

A bientôt ?
Jargon quand tu nous tiens
Vous vous souvenez de mon précédent post ? Celui dans lequel je vous racontais mes péripéties avec les transports en commun. Hé bien les lignes qui suivent ont été inspirées de ce que j’ai vécu durant mon trajet en bus.

Je plante le décor à nouveau. Je monte en dernier dans un bus bondé. « Blindé » comme diraient les jeunes. Je me retrouve compressé entre les portes et un groupe d’ados. Devant moi, deux d’entre eux conversent. Rien qu’à leur accent, je peux dire, imaginer du moins, qu’ils sont issus du milieu agricole. Rien de péjoratif, ni d’étonnant. La maturité de leur propos et le vocabulaire utilisé l’étaient, eux.

Ça cause tracteurs, herse, essieu, puissance et salopette de travail. Je n’en perds pas une miette.
Et croyez-moi ou non, il n’y a rien de cynique dans mon discours. Car pendant que d’autres jeunes
de leur âge parlent drague, fille ou règlement de compte dans un langage des plus colorés,
mes deux communicateurs ne parlent que de leur passion. Le travail de la terre.

Mais ce qui me scotche le plus, c’est que je ne comprends quasiment rien à ce qu’ils se disent !
Vous faites la différence vous, entre un T7 et un T8 ? Entre un John Deere et un « bulle » ?
Entre un type d’essieu et un autre ? Moi pas. Que dalle. Mais eux se comprennent parfaitement.
Je suis même certain qu’ils ne s’imaginent pas qu’on puisse ne pas les comprendre…

C’est aussi ça, une des difficultés de la communication. A force de baigner dans un champ lexical spécifique, on en oublie de vulgariser. On « jargonise ». On oublie de se poser, de prendre du recul et de se demander
« est-ce que les gens à qui je m’adresse me comprendront ? » ou « qui sont mes lecteurs ? ».
Parler d’assurances avec des courtiers est une chose. Expliquer les atouts de nos produits à des consommateurs lambda en est une autre. 

Malheureusement, nous n’avons pas toujours le temps de prendre ce recul, pourtant nécessaire.
Le timing est souvent serré.  Je repense alors souvent à une de mes anciennes responsables qui me disait :
« tu sais Damien, je préfère qu’une communication sorte avec un jour de retard en étant correcte et claire, plutôt que de l’envoyer le jour « J », mais de façon incomplète ou imprécise. »
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